Depuis plusieurs années, beaucoup n’ont plus qu’un mot à la bouche : « cloud ». Spots de pub, conférences, articles de presse… on nous le propose à toutes les sauces, parfois même dans un contexte totalement inapproprié. Mais le cloud, à quoi ça sert au quotidien ? Pourquoi aurait-on subitement besoin d’un service qui va stocker nos données en ligne, alors que nous nous en tirions très bien jusqu’à présent en local ? Et le cloud, est-ce juste quelques Go offerts sur un serveur, ou est-ce que ça ne va pas un peu plus loin que ça ?

 

Vos données sont-elles à l’abri des regards indiscrets ?

La définition du Cloud est assez large, mais retenez qu’elle englobe le stockage en ligne, ainsi que les services qui y sont associés (gestion, édition et partage de fichiers). En clair, le Cloud consiste à proposer aux internautes de faire en ligne toutes les opérations qu’ils effectuent habituellement sur leur ordinateur personnel, en local. Il est ainsi possible de stocker des fichiers sur un tel service, afin de les retrouver quel que soit l’appareil avec lequel on se connecte et le lieu où l’on se trouve.

Dans le même temps, on peut parfois éditer le contenu des fichiers en question, tout cela depuis un simple navigateur Internet. Néanmoins, gardez bien cette recommandation en tête : toutes les données que vous envoyez ne sont généralement pas chiffrées sur l’espace de stockage en ligne. Elles ne sont cryptées que lors du transfert, mais pas sur l’espace de stockage.

Des services comme Mega chiffrent néanmoins les données sur le disque dur distant à l’aide d’une clé 2048 bits, mais ils sont très rares. Pour tous les autres, vos données sont stockées en clair. Si vous craignez qu’une instance gouvernementale ne s’en empare, chiffrez-les vous-même, soit à l’aide d’un outil de compression et d’un mot de passe (WinRAR fait ça très bien), soit via un programme dédié comme Boxcryptor ou Cloudfogger.

Quelques précisions sur les conditions de test

Nous avons donc retenu quelques-unes des offres de stockage en ligne (ou de « cloud », si vous préférez). Leur point commun : elles disposent toutes d’une offre véritablement gratuite. Notre objectif a été d’analyser les spécificités de chacune, leurs différences, leurs similarités, et bien entendu leurs avantages et inconvénients. Bien évidemment, il existe des disparités au niveau de l’espace de stockage offert, qui varie de 2 à 100 Go.

Mais il n’y a pas que ça : les applications disponibles, le format de fichier reconnu (très utile pour streamer de la musique ou de la vidéo) ou encore le chiffrement, sont autant de critères à retenir lorsque l’on opte pour tel ou tel service de stockage en ligne. Sans compter un élément primordial, mais difficile à juger, tant il est aléatoire : la disponibilité.

Nous avons testé l’envoi et la réception de fichiers sur plusieurs jours, à l’aide de petits fichiers et d’autres plus volumineux, ce qui nous a permis d’établir une moyenne de la bande passante pour chaque service. Notez que ces valeurs correspondent à des moyennes observées sur un réseau fibré : elles peuvent varier d’un type de connexion à l’autre, d’une semaine à l’autre ou d’un appareil à l’autre.

Espace de stockage, historique des fichiers et bande passante

De quelle place peut-on profiter ?

En matière d’espace de stockage, toutes les offres gratuites ne sont pas logées à la même enseigne. Si les plus généreuses proposent 50 Go d’espace (ADrive ou Mega), voire 100 Go (Shared), quelques-unes se cantonnent à seulement 2 Go (Drobpox). Néanmoins, sur ce dernier, il est possible de « gagner » un peu plus d’espace en suivant le petit didacticiel de début (250 Mo), mais surtout en parrainant des amis (500 Mo par ami, à raison de 16 Go supplémentaires maximum). En outre, il y a toujours moyen d’acquérir davantage d’espace moyennant finance : 9,99 dollars / mois pour 100 Go, 19,99 dollars / mois pour 200 Go ou 49,99 dollars pour 500 Go (l’offre est par ailleurs dégressive si l’on souscrit à l’année plutôt que mensuellement). Malgré tout, un service comme Dropbox dispose d’un atout de taille : le service de stockage en ligne conserve l’historique des fichiers sur les 30 derniers jours. Et ils ne sont pas nombreux à proposer ce genre de service. Par conséquent, on peut aisément restaurer l’état d’un fichier modifié, voire le retrouver intact alors qu’on l’a mis à la corbeille. Ce qui en réalité augmente considérablement l’espace réel accordé à chaque utilisateur.

Mega, l'un des plus services les plus généreux en matière d'espace...

Mega, l’un des plus services les plus généreux en matière d’espace…
Lorsqu’on souhaite surtout conserver une grosse quantité de données, sans se soucier des modifications apportées à ces mêmes données, on se dit alors que le choix est relativement simple : il suffit d’opter pour le service qui propose le plus d’espace (au moins 50 Go). En théorie, le tour est joué, on peut stocker dès lors la plupart de ses photos, musiques, vidéos, documents et autres backups sans trop se soucier du volume encore à sa disposition. Mais pas du tout… Car la plupart des services de stockage limitent volontairement la taille des fichiers que l’on a droit de télécharger. Dans le cas d’ADrive par exemple, qui propose rappelons-le 50 Go d’espace gratuit, les fichiers ne peuvent pas dépasser 2 Go chacun. Celles et ceux qui envisageaient déjà de charger sur leur espace toute une série de fichiers MKV (des films de vacances, évidemment) devront alors se tourner vers des services comme Hubic ou Mega. Le premier offre 25 Go tandis que le second en offre 50, mais aucun des deux ne bride la taille des fichiers. En clair, si vous souhaitez charger un unique fichier de 50 Go sur votre espace Mega, c’est tout à fait possible, même si cela nécessite plusieurs heures, voire plusieurs jours d’upload en fonction de votre connexion. La taille des fichiers à uploader est également un élément à prendre en considération, en plus de l’espace alloué par le service de stockage.

Peut-on conserver différentes versions d’un même fichier ?

Oui, mais rares sont les services gratuits qui proposent ce genre de fonctionnalité. Chez Dropbox, par exemple on peut conserver un historique des fichiers sur les 30 derniers jours. Par conséquent, on peut aisément restaurer l’état d’un fichier modifié, voire le retrouver intact alors qu’on l’a mis à la corbeille. Ce qui en réalité augmente considérablement l’espace réel accordé à chaque utilisateur. Même chose chez Google Drive : on a droit à 30 jours d’historique, ou à 100 modifications par fichier. Enfin, OneDrive conserve quant à lui les 25 dernières révisions d’un même fichier, sans délai de péremption. Pour tous les autres services gratuits, il n’y a aucune option permettant de retrouver l’état d’un fichier qui aurait été récemment altéré : gare à ne pas vous tromper si vous êtes amené à modifier ou supprimer régulièrement vos données.

Sur l'interface de chargement de Shared, on prend connaissance du débit en cours, ce qui n'est pas le cas chez la plupart des concurrents.

Sur l’interface de chargement de Shared, on prend connaissance du débit en cours, ce qui n’est pas le cas chez la plupart des concurrents.

Et à quelle vitesse peut-on charger ses fichiers ?

Pour nos tests, nous avons utilisé une connexion en fibre optique, dont le maximum observé est de 12,5 Mo/s maximum (100 Mb/s), tant en upload qu’en upload. Là encore, nous avons noté de très nettes différences entre les services que nous avons éprouvés. Le plus véloce d’entre tous reste Google Drive : on dépasse les 10,5 Mo/s en download, tandis que sa vitesse d’upload se situe entre 5,5 et 6 Mo/s. Si un service comme Dropbox propose quant à lui une vitesse de download oscillant entre 8,5 et 9 Mo/s, sa vitesse en upload chute à seulement 650 Ko/s en moyenne.

Certains l’annoncent d’entrée de jeu : selon Hubic, vitesses d’upload et de download sont limitées à 10 Mb/s, soit 1,25 Mo/s. Nous avons effectivement constaté que le service de Hubic était restreint, puisque nous n’avons que très rarement réussi à dépasser les 500 Ko/s. Et chez Microsoft, comme ça se passe ? Ce n’est guère mieux : en upload, dans le meilleur des cas, on charge un fichier à 500 ko/s… mais bien souvent, c’est encore moins que ça moins. Même chose pour le download : le service est l’un des plus lents de ce comparatif. Certains services s’en sortent néanmoins un peu mieux : chez Copy par exemple, la vitesse d’upload est en moyenne de 800 ko/s. Mais en download, elle atteint les 6 Mo/s.

Peut-on transférer ses données d’un service à un autre ?

Lorsque l’on souhaite changer de service de stockage, ou tout simplement lorsque l’on veut s’assurer d’une double sauvegarde (chaque fichier étant enregistré sur deux services à la fois), il n’y a généralement pas de solution miracle : il faut tout d’abord rapatrier ses données sur son disque dur depuis un premier espace en ligne, pour ensuite les uploader sur un second service. Il existe néanmoins un service qui sort du lot : Copy. Celui-ci dispose d’un petit outil en ligne, qui se propose de charger automatiquement des données depuis un compte comme box, Google ou encore Dropbox (d’autres services sont visiblement reconnus, mais cette option a refusé de fonctionner lors de nos différents tests). Indiquez-lui votre identifiant et votre mot de passe, et Copy se charge tout.

Applications de bureau et applications mobiles

Pour télécharger, gérer et même éditer les fichiers de son propre stockage en ligne, on peut exploiter un navigateur et l’interface web du site (tous les services gratuits en ont une). Mais on peut aussi faire appel à une application sur mobile ou un logiciel sur son ordinateur. Car c’est bien souvent beaucoup plus pratique, surtout lorsqu’il s’agit de rapatrier un gros volume de données, de supprimer des fichiers, de les synchroniser avec la version que l’on a son disque dur en local.

Comment gérer ses fichiers en ligne depuis son PC ou Mac

Certains sites ont décidé de faire l’impasse sur un outil de synchronisation pour ordinateur. Chez ADrive par exemple, on ne dispose que de l’interface Web pour gérer ses fichiers. Grâce à elle, on peut bien évidemment charger des  fichiers, les déplacer, les partager, les effacer… et même les compresser en ligne au format ZIP, afin de les rapatrier plus facilement sur son ordinateur en local. En revanche, celle-ci ne permet pas de stopper un chargement en cours. Pour le reste, c’est un sans faute, tant cet environnement en ligne est franchement bien passé. Mais on aurait quand même apprécié l’utilisation d’un client à installer sur sa machine, comme c’est le cas chez DropBox, Google Drive, OneDrive ou même Hubic. Grâce au client Google Drive par exemple (disponible sur Windows et Mac OS X), vous pouvez synchroniser instantanément en local les fichiers qui ont été modifiés en ligne… et inversement : tous les changements que vous apportez à un fichier en local sont répercutés immédiatement sur votre document en ligne. Ils sont assez simples à prendre en main, mais ne proposent que très peu d’options.

mention spéciale à Hubic. Son application Windows est assez simple et vient se loger discrètement dans la barre des tâches, tout en créant un répertoire de synchronisation sur le disque dur. Elle affiche le nombre de Go utilisés et l’espace restant, l’intervalle entre chaque synchronisation (très pratique), et permet également de retirer certains dossiers et sous-dossiers des éléments à synchroniser (très pratique également). Le même logiciel dispose également d’options avancées, qui proposent par exemple d’empêcher la mise en veille de l’OS lorsqu’une synchronisation se lance, de placer dans la corbeille les fichiers supprimés, et surtout, de limiter la bande passante pour toute opération de synchronisation (envoi et réception). En bref, le logiciel livré par Hubic est probablement l’un des plus complets.
Enfin, la palme revient aux outils livrés par Microsoft avec OneDrive : on profite d’un côté de clients pour Windows et Mac OS X, mais également d’un accès immédiat à son espace en ligne depuis Windows 8.1. Cette version du système dispose en effet de son propre accès à OneDrive, intégré directement à l’Explorateur. Le service crée dès l’installation un répertoire dans lequel vous retrouvez l’intégralité des fichiers stockés sur le serveur en ligne. La bonne nouvelle, c’est que les fichiers ne sont pas automatiquement rapatriés. Une petite vignette de prévisualisation est créée pour les fichiers multimédias, mais pour lire une vidéo stockée en ligne par exemple, il convient tout d’abord de la télécharger avant de pouvoir la lancer sur le Bureau. En conséquence, OneDrive ne surcharge pas inutilement votre disque dur ou votre SSD, ce qui s’avère très utile sur une tablette sous Windows ou Windows RT, par exemple.

Et les applications pour mobiles, elles sont comment ?

ADrive dispose de deux applications, l’une pour iPhone et l’autre pour Android. Mais elles se révèlent bien trop rudimentaires pour être utilisées au quotidien. Impossible par exemple de partager ou d’effacer un document. On peut simplement consulter la liste des fichiers disponible sur son espace ADrive, ou synchroniser le contenu d’un répertoire en ligne avec celui de son smartphone.
Mega propose quant à lui deux applications pour mobiles : l’une pour Android, et l’autre pour iPhone/iPad. Là encore, grâce à elles, on peut effectuer toute sorte de manipulation sur les fichiers. On peut les charger bien sûr, mais également les renommer, les effacer et les partager avec ses contacts.
Dans le cas de Dropbox en revanche, on dispose de  toute une flopée d’applications accessibles pour l’ensemble des systèmes d’exploitation. Seul Windows Phone a été oublié par l’éditeur, mais il existe néanmoins des applications tiers qui vont vous permettre d’effectuer les mêmes opérations que sur les autres OS. Ces applications sont relativement complètes, puisqu’elles vous proposent de gérer facilement vos fichiers, de les effacer, de les renommerde créer des dossiers, de les partager avec vos amis, etc. Pour le coup, Dropbox n’a pas lésiné sur le moyen pour rendre populaire son service.
Du côté de Hubic, on profite aussi d’applications mobiles évoluées. L’édition Android par exemple vous permet de voir l’espace restant, mais cette fonction aurait mérité d’être accessible dès l’écran d’accueil de l’application, plutôt que via la fonction « Paramètres ». Il est possible également de gérer le cache pour gagner un peu de place sur l’appareil, ou encore faire en sorte que l’espace de stockage ne soit accessible sur le smartphone qu’à l’aide d’un code à 4 chiffres. De quoi empêcher momentanément l’usurpation de données en cas de perte ou de vol de l’appareil.

Édition de contenu

Pouvoir stocker ses fichiers en ligne c’est bien, mais avoir la possibilité de les éditer directement depuis son navigateur, c’est encore mieux. Seuls trois sites proposent une telle fonctionnalité : il s’agit de OneDrive, de Google Drive et de Dropbox. Chacun à sa manière permet de jongler avec les documents stockés en ligne, de les modifier, et ce, sans avoir à installer le moindre logiciel sur son ordinateur ou sa tablette. Sur Dropbox par exemple, libre à vous de consulter des documents PDF, le service disposant par outil de son propre outil pour cela. Mais il y a mieux : si Dropbox est nativement nu, il est possible de lui adjoindre des dizaines de plugins. Dans ce cas, le service en ligne vous permet d’éditer du texte à l’aide d’outils comme WriteBox ou TextDropApp. Synchroniser ses fichiers sur d’autres plateformes via inSync. On peut également chiffrer des données via des applications telles SafeBox ou BoxCryptor.

Sur OneDrive, l’édition de fichiers bureautiques fonctionne à pleine puissance. Un simple navigateur vous permet de modifier directement depuis votre espace toutes sortes de fichiers. Vous avez a ainsi la possibilité d’ouvrir et d’altérer des documents Word, des tableaux Excel ou des présentations PowerPoint. L’avantage, c’est qu’il n’est pas besoin de posséder la suite Office pour créer ou modifier de tels fichiers. Par conséquent, l’économie est plutôt intéressante, d’autant que presque toutes les fonctions des différents logiciels de la suite Office répondent à l’appel. Vous avez par exemple la possibilité d’effectuer des calculs dans vos tableaux en ligne, de mettre en page et de corriger un document Word, et de composer une présentation à partir de l’un des thèmes proposés (9 au total).

Associé aux différents services en ligne de Microsoft, OneDrive permet d'éditer n'importe quel document, tableau ou présentation.

 Et à l’instar de OneDrive, le service de stockage de Google est probablement l’un des plus évolués en matière de consultation et d’édition de fichiers. Ainsi, au sein de son espace Google Drive, on peut ouvrir tout type de fichier de Bureau, que ce soit un document rédigé sous Word, un tableau monté sous Excel, ou même une présentation effectuée sous PowerPoint. Et il y a mieux : on peut aussi éditer chacun de ces fichiers directement depuis son navigateur, sans passer par un logiciel installé en local sur son ordinateur. Du coup, plus besoin d’acquérir la suite Office, Googe Drive et Google Docs, vous proposent de tout faire. Il est même possible de générer un fichier PDF, toujours sans débourser le moindre centime.

Streaming audio et vidéo

Et si l’on pouvait lire directement des fichiers audio ou vidéo depuis son espace en ligne, sans avoir à les rapatrier sur son disque dur ? Cette méthode, que vous connaissez probablement et que l’on appelle streaming, vous permet de vous affranchir liés à la bande passante et au format employé lors de l’encodage de vos fichiers. C’est le serveur sur lequel les données sont stockées qui se charge de les adapter à la volée, et peu importe que ce soit sur un PC surpuissant ou un petit smartphone bon marché.

Quels sont les services à éviter en matière de streaming ?

ADrive ne tolère que le navigateur audio, pourvu que le navigateur le supporte. Il est donc parfaitement possible d’écouter ses morceaux sans avoir à les télécharger intégralement au préalable. Hubic quant à lui impossible de relire directement un fichier vidéo via l’application mobile. Il faut nécessairement le télécharger avant de le lancer. Même chose pour la musique, ce qui est vraiment dommage. On se met alors à espérer alors que le streaming reste possible via un simple navigateur sur Windows ou Mac OS. Pas de chance : là encore, impossible de lancer le moindre fichier en le streamant, qu’il s’agisse d’un rudimentaire MP3 ou d’un simple AVI. Même choise pour Shared, qui est est clairement un service dédié au partage de fichiers avec les internautes. La version gratuite du service ne permet pas de créer des liens directs de téléchargement, il faut impérativement passer par une page avec un lien généré aléatoirement. En outre, impossible d’effectuer plus d’un téléchargement à la fois. Dans de telles conditions, Shared ne propose pas d’éditeur de documents, ni même de streaming.

Enfin, sur Megaupload, l’unique fonctionnalité en matière de « multimédia » tient dans la création de vignettes pour les photos. Il n’y a pas l’ombre du moindre streaming, que ce soit en vidéo ou en audio. Il faut donc télécharger intégralement un fichier multimédia sur son disque dur avant de pouvoir le relire. C’est un peu regrettable, mais les réputations sulfureuses de Megaupload et Megavideo y sont probablement pour quelque chose. En revanche, quel que soit le type de fichier téléchargé, il est possible de le récupérer selon deux modes : soit en mode normal, soit en mode compressé (ZIP). Enfin, le service en ligne propose, lorsque l’on rapatrie un fichier, de le faire soit sur le disque dur du PC, soit directement sur son compte en ligne. Par conséquent, on peut rapidement déposer des vidéos ou des musiques partagées d’un compte Mega à un autre, sans passer par leur chargement sur l’ordinateur en local.

Et quels sont les services qui proposent du streaming à volonté ?

Même si tous les services de stockage en ligne n’en disposent pas, ils sont de plus en plus nombreux à offrir gratuitement du streaming.  Dropbox est par exemple capable de streamer tout type de fichiers audio et vidéo. Ainsi, les AVI, les MP4 et même les MKV sont reconnus, alors qu’ils ne le sont pas chez les principaux concurrents. Une fonctionnalité d’autant plus intéressante qu’elle marche sur n’importe quel navigateur. On peut ainsi streamer une vidéo en MKV sous Firefox, Chrome, Internet Explorer pour bureau ou Internet Explorer en mode « Modern UI ». En revanche, impossible de faire la même chose depuis son mobile. Il convient dès lors d’installer de convertir les vidéos et musiques avant de les déposer sur son espace de stockage, ou de les rapatrier et de les lire à l’aide d’un outil approprié.
Chez Copy, on a aussi droit à du streaming audio et vidéo, et le mini-lecteur proposé au sein du navigateur se révèle de très bonne facture. Seul petit bémol : le service ne reconnaît pas tous les formats vidéos, et notamment les fichiers MKV.

Dropbox et son lecteur multimédia permettent de lire des vidéos directement, sans passer par une application tierce.

Sur Google Drive, aucun souci avec le streaming de vidéos ou de musiques. On peut écouter un morceau sans avoir à le télécharger intégralement au préalable, et la même opération est valable pour la plupart des formats vidéo (AVI, MP4, MOV, etc.). À ce tire, la plate-forme gère pleinement le streaming de vidéos, et ce, deux manières. La première est le visionnage classique de vidéos chargées sur l’espace de stockage de l’utilisateur. La seconde concerne la prévisualisation : les vidéos sont en effet transcodées, même si c’est bien la version originale qui reste accessible sur l’espace de stockage. Par conséquent, on profite d’une option de prévisualisation très pratique lorsque l’on n’a pas à disposition une très grande bande passante et que l’on souhaite vérifier le contenu d’une vidéo en HD.
Enfin, chez l’éternel rival qu’est Microsoft, on peut aussi lire en continu de la musique ou des films, sans avoir à les télécharger intégralement sur l’ordinateur ou le smartphone. On peut ainsi streamer un contenu audio ou vidéo, à condition que le format soit « standard ». Entendez par là qu’on peut lire un fichier MP3 sans avoir à le télécharger intégralement avant de l’écouter, mais pas une musique encodée au FLAC, par exemple (il ne faut pas rêver non plus). Même chose pour la  vidéo : on parvient sans peine à streamer un film en MP4, mais pas un MKV. Le streaming sur OneDrive reste l’une de ses fonctionnalités les plus intéressantes face à la concurrence.
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